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Au fil des années, la communauté internationale a réalisé l’ampleur des difficultés par lesquelles un inventeur devait passer pour obtenir l’exclusivité sur son invention à travers le monde. À l’époque, lorsqu’un inventeur développait une technologie qui pouvait être exploitée au niveau international, deux choix s’offraient à lui. Il pouvait prendre son bâton de pèlerin et aller déposer des demandes de brevet dans tous les États-membres de l’OMC, ce qui était long et onéreux. L’autre option était de sélectionner les endroits les plus intéressants d’un point de vue commercial et d’y revendiquer des droits d’exclusivité. De cette manière, l’inventeur épargnait temps et argent, mais concédait son droit d’exclusivité dans plusieurs régions du monde. La communauté internationale a donc voulu apporter une alternative qui faciliterait les démarches de l’inventeur. Malheureusement, à cause du principe de souveraineté territoriale qui donne aux États le pouvoir de gouverner leurs affaires internes, il était impossible de créer un système de « brevet international ». L’option qui restait à la communauté internationale était donc de faciliter le processus en instaurant un organe de gestion qui s’occuperait de recevoir les demandes internationales de brevet, de les analyser et, dans l’éventualité où la demande respecte les critères de brevetabilité, d’envoyer ces demandes à tous les États-membres. Cette procédure provient du Traité de coopération en matière de brevet (Patent Cooperation Treaty) plus précisément aux articles 11 et 14. À ce jour, 142 États sont membres du Traité, ce qui rend la procédure PCT très efficace pour un inventeur voulant commercialiser internationalement l’objet de son brevet.
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