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L'ingénierie de papa a vécu. Les bureaux d'études en bois poli, fleurant bon la cire, et les tables à dessin chez un Dassault Aviation ne sont plus de mise depuis longtemps. L'ingénierie d'aujourd'hui a changé radicalement de visage : elle est devenue une machine à produire l'innovation attendue par les marchés. Le déploiement de l'informatique scientifique et technique, le développement de l'électronique et des logiciels embarqués, leur intégration avec d'autres technologies (mécanique, électricité, etc.) ont révolutionné l'ingénierie et ont bouleversé totalement ce secteur. Et l'on ne parle ici que de technologie. La mondialisation, l'ouverture des marchés, la pression concurrentielle, la baisse des coûts et les gains de productivité ont transformé un artisanat qui avait sa noblesse en une industrie de l'ingénierie constituée de processus prévisibles et répétables. Mais, c'est sans prendre en compte la part d'incertitude inhérente à la conception qui engendre de dramatiques retours en arrière, mettant en péril cette même conception. Cette exigence aveugle dans la performance entraîne, de manière inévitable, une certaine déshumanisation du métier. Il n'est pas étonnant que, dans ce schéma rigide, certains employés de bureaux d'études ne supportent plus le stress et en arrivent à des situations de blocage ; dans certains cas, d'extrême détresse psychologique.
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Des chercheurs français et étrangers ont mis au point un matériau deux fois plus efficace que ceux actuellement commercialisés pour stocker le dioxyde de carbone (CO2), principal gaz à effet de serre, a annoncé lundi le Centre national (français) de la recherche scientifique (CNRS).
Un mètre cube de ce matériau, une poudre nommée MIL-101, est capable de retenir 400 mètres cubes de C02 grâce à des pores d'une taille de 3,5 nanomètres (un millionième de mètre), contre une taille maximale de 2,2 nanomètres pour les produits actuellement commercialisés, précise le CNRS dans un communiqué.
Cette poudre pourrait notamment servir dans les filtres pour réduire les émissions des véhicules, a expliqué à l'AFP Gérard Férey, qui dirige en France les travaux dans ce domaine à l'Institut Lavoisier.
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