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Auteur Message
BlDragonAbsent



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Messages: 207

Statut : Absent
Message   Posté le: 06 Avr. 2008 - 20:00 Répondre en citant Revenir en haut
Sujet du message: Une thérapie efficace contre le sida ?

Le brevet :

http://www.google.com/patents?id=80ARAA ... =6,727,059

L'approche :

SIDA : et si la thérapie définitive existait déjà ?

Parmi les travaux du Pr Claude Reiss, une possible thérapie du sida, dont le brevet a été délivré, le 27 avril 2004, aux Etats-Unis. Pourquoi les autorités françaises lui tournent-elles le dos ?

Le virus du sida (VIH) s'attaque à certaines cellules de notre système immunitaire. Il parvient à échapper à nos défenses et s'adapte pour n'être pas affecté, non plus, par les médicaments actuels. Son cycle de vie et la qualité des particules virales produites à chaque étape de reproduction reposent sur l'une de ses enzymes, la reverse transcriptase. En effet, le VIH est un rétrovirus. Ses gènes sont donc conservés sous forme d'ARN et non d'ADN comme dans la plupart des organismes. Mais son cycle de vie inclut obligatoirement une étape où l'ARN est transcrit en ADN. Cette étape est importante car c'est la fiabilité de cette transcription qui va déterminer les chances de survie de la descendance du virus. Or, il se trouve que la reverse transcriptase, en charge de cette opération, n'est pas une très bonne copieuse. Paradoxalement, c'est ce qui confère au VIH sa stratégie gagnante : le petit nombre de copies conformes suffit à assurer la génération suivante et, comme cette génération est déjà légèrement différente de la précédente, notre système immunitaire se retrouve, à chaque génération, face à un ennemi nouveau et inconnu.

La recherche

Alors qu'il était encore directeur de recherche au CNRS, Claude Reiss a, avec sa collaboratrice, Valérie Derrien, cherché une voie thérapeutique du sida tirant avantage de la stratégie particulière du virus, plutôt que se lancer dans une recherche de nouveaux antiviraux. Ces derniers ne sont pas capables d'éliminer le virus, car il mute en permanence et finit ainsi par trouver un moyen d'échapper à l'action de la médication antivirale. Cette même stratégie lui permet aussi d'échapper aux globules blancs, car sa mutation incessante lui donne un habillage sans cesse renouvelé qui n'est pas reconnu par les globules blancs présents. Le système immunitaire est obligé de refaire des globules blancs reconnaissant le nouvel habillage, ce qui prend plusieurs jours alors que le virus a un cycle d'infection de moins d'un jour. S'engage donc une course poursuite entre le virus et le système immunitaire, qui est perdu par ce dernier car le virus fait toujours la course en tête ; sa cible est précisément le système immunitaire et le répertoire de ce dernier est sollicité jusqu'à épuisement.

L'idée du travail était non pas de tuer le virus (puisqu'il ne se laisse pas tuer), mais de l'amener à s'éliminer lui-même en nous emparant du contrôle de sa dérive mutationnelle : si on l'augmente, le virus sera criblé de tellement de mutations qu'il ne sera plus infectieux et donc, incapable de se reproduire, il disparaîtra ; si au contraire on diminue cette dérive mutationnelle, on peut voir apparaître une lignée virale stable avec un habillage constant, ce qui permettrait aux globules blancs de l'éliminer. Pour arriver à cette fin, il suffirait de fournir au virus une matière première pour fabriquer son ADN avec plus ou moins de mutations. De telles substances se trouvent en abondance, mais mélangées, dans tout organisme vivant. Pour en faire un médicament, il suffirait de les extraire, les trier et les "énergiser" biochimiquement.

Pour nos lecteurs biologistes, précisons que cette matière première est notamment contenue dans l'ARN de transfert. Le code génétique associe 61 codons de 3 bases chacun choisies parmi les 4 bases A,T,G,C, aux 20 aminoacides, dont tous sauf deux sont codés par plus d'un codon. L'anticodon d'un ARN de transfert chargé de livrer au ribosome un aminoacide donné devra donc souvent reconnaître avec précision deux (ou plus) codons dont en général la dernière base varie. Ainsi la première base de l'anticodon (position dite wobble) peut s'apparier (wobble pairing) avec deux ou plus de bases, ce qui serait interdit dans l'appariement Watson-Crick traditionnel. Pour corriger ce "flou", ces ARN de transfert portent en général à côté de la dernière base de l'anticodon une base modifiée particulière destinée, semble-t-il, à renforcer l'appariement Watson-Crick des deux dernières bases de l'anticodon avec les deux premières bases du codon. La base de la position wobble relaxe l'appariement Watson-Crick, tandis que celle à côté de la dernière base de l'anticodon le renforce, la première facilite la mutation, la seconde tend à l'interdire. Beaucoup de ces bases modifiées sont acceptées comme substrats par la réverse transcriptase. Fin de la parenthèse pour initiés !

Nous avons montré in vitro que des extraits des ARN de transfert permettent de contrôler la dérive mutationnelle du virus du sida, soit pour l'augmenter et empêcher le virus de se reproduire, soit pour la diminuer et permettre au système immunitaire de s'en saisir. Les deux solutions sont intéressantes. Avec une reverse transcriptase plus efficace, il se produit moins de mutations dans la descendance du virus et nous pouvons espérer que le système immunitaire parviendra enfin à l'identifier et à le détruire et d'ailleurs par la même occasion vaccinera le patient contre ce virus ; ce serait la meilleure solution mais elle suppose que le patient ait encore des défenses immunitaires en bon état. Avec une reverse transcriptase moins efficace, la descendance du virus ne serait pas suffisante pour assurer les générations suivantes et, donc, il disparaîtrait de l'organisme, une solution plus indiquée pour les patients dont le compte de globules blancs est déjà bas.

Les applications

Ces travaux ont donné lieu à une demande par le CNRS de brevet en France, puis dans de nombreux autres pays. Après les longues années d'examen, délai courant dans ce genre de procédures, le brevet a été délivré aux Etats-Unis, le 27 avril 2004 (brevet No US 6,727,059 consultable sur le site Internet de l'Office américain des brevets : www.uspto.gov). D'autres pays devraient suivre.

Mais le CNRS n'a pas souhaité aller plus loin dans ces recherches. Claude Reiss cherche donc des mécènes. Le programme des derniers essais pré-cliniques est établi dans le détail. Il pourrait être réalisé en un peu moins d'une année, pour un coût de 2 millions d'euros.

site : http://www.antidote-europe.org/sida_fr.htm

Les ONG :

La création du fonds global, appelé de leurs vœux par les chefs d' Etats africains lors de leur réunion de 2001 a constitué une avancée majeure au profit de la lutte contre 3 pathologies : le sida, la tuberculose et le paludisme.
Ce fonds mutualisé gère un budget global de 7 milliards de dollars, les décisions d'octroi de financements étant sous la responsabilité d'un comité scientifique.
La décision de création du fonds assortie d'une relative rapidité dans sa mise en œuvre effective ainsi que d'un niveau de financement important va donner très vite aux ONG les moyens de s'impliquer plus avant dans la lutte contre le VIH.
En même temps, qu'elles s'engagent dans des actions de type expérimental, visant à soigner les populations mais également à étudier sur le terrain les conditions critiques à remplir pour une mise en œuvre réussie de telles actions, elles deviennent de fait gestionnaires de gros budgets de fonctionnements rendus nécessaires par leur implication dans de multiples pays et projets.

http://www.medecinsdumonde.org/fr/mobil ... _et_danger

Conclusion :

c'est vraiment triste, qu'est ce que c'est que 2 millions d'euros pour une thérapie aussi importante pour l'humanité et on continue de collecter de l'argent pour differentes ONG pour encourager cette recherche justement.

Le problème de ce traitement, c'est qu'il risquerait de fonctionner. Il n'a donc pas droit à ce type de subside.

http://biogassendi.ifrance.com/editobiofr22sida.htm

MAIS PREMIERS RÉSULTATS

Fidèle à son engagement de « promouvoir la sécurité sanitaire et de faire progresser la biomédecine humaine, en mettant à profit les progrès des Sciences pouvant concourir à cette fin », Pro-Anima a pu réunir quelques dizaines de milliers de francs pour financer les recherches de Claude Reiss.
Les travaux, menés rondement, ont rapidement abouti. Le mécanisme responsable des mutations a été compris et dans la foulée on a trouvé les moyens d'en prendre le contrôle, à l'aide de substances extraites de plantes ou de micro-organismes, pas chers et pas toxiques en principe. On pouvait donc songer à les utiliser pour une approche thérapeutique nouvelle du SIDA, présentant un certain nombre d'avantages importants par rapport aux thérapies actuelles.
Avec sa collègue qui a brillamment soutenu sa thèse fin 1998, Claude Reiss souhaitait amener l’invention rapidement au stade clinique, auquel la thérapie est évaluée sur des malades. L’etude préalable des réactions de cellules humaines en culture aux substances sélectionnées devait aboutir fin 1999.


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BREVET ET BLACK-OUT
Conformément à ses obligations de fonctionnaire, Claude Reiss signale à son administration cette approche comme potentiellement brevetable. Le CNRS, bien que n’ayant rien financé, dépose alors le brevet.

(référence PCT du brevet SIDA : FR00/011260 / par FIST, l’Agence de brevets du CNRS, 135 Bd St Michel 75005, à l'attention de M Ferré au 01 40 51 00 90),
.
Dans la logique des choses, et afin de mener à bien les indispensables études préliminaires aux essais cliniques, Claude Reiss demande donc au responsable de son département, puis au responsable de l'établissement public qui a pris le brevet, une subvention d'un montant de l'ordre de ce que cet établissement a déboursé pour ce faire. Cette demande mainte fois réitérée est toujours restée sans réponse :

« Le silence qui est systématiquement opposé à mes demandes de subvention, le voile épais qui entoure ce qui est fait -ou pas fait- du brevet et surtout de l'approche thérapeutique nouvelle proposée, suggèrent que le tout a été mis sous le boisseau. C'était peut-être le but de toute l'opération. L'étude ayant été menée à bien en dépit du refus de la financer, la prise de brevet permet à l'établissement d'en contrôler le devenir et d'en disposer à sa guise, en l'occurrence et pour autant que j'en suis informé, de l'enterrer. En plus, je suis entravé par ce brevet qui m'empêche de solliciter un soutien privé. Qui voudrait financer un travail dont il sait d'avance qu'il ne lui bénéficiera pas?»
Impossible de savoir si l’invention a été vendue, si un partenaire industriel a été trouvé, si un autre laboratoire a été chargé de le développer, s'il est dans un tiroir, ou à la poubelle...


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LE PIEGE
La direction du CNRS est muette sur les raisons de son attitude.

1) Veut-on éviter de faire concurrence, avec des substances bon marché, aux antiviraux fort chers actuellement commercialisés par des multinationales de la pharmacie ?

2) Veut-on empêcher l'ouverture d'une voie thérapeutique potentiellement définitive du sida ? on ne va pas refaire avec le sida la même erreur qu'avec la tuberculose, une affaire juteuse mise en faillite par les antibiotiques ... !

Plus prosaïquement, veut-on éviter le ridicule, quand il faudra admettre que les centaines de millions engloutis depuis une décennie dans la recherche contre le sida, avec force modèles singes, souris transgéniques et autres illusions, n'ont abouti à rien ou presque, alors qu'avec un peu d'argent et de réflexion, on a peut être (peut etre, insistons bien! ) trouvé quelque chose de cohérent.

Un résultat est certain : le brevet paralyse ce chercheur, puisqu'à chaque demande de subvention auprès d'industriels, la réponse est invariablement :

«.. nous ne voyons aucune raison de financer des recherches pour faire aboutir un brevet pris par le CNRS et dont ce dernier va bénéficier, alors qu'il a les moyens humains et matériels requis pour l'amener au stade industriel.. ».

Le Ministere de la recherche qui exerce la tutelle sur le CNRS reconnaît que les pouvoirs publics, CNRS en tête, se désintéressent de cette exploitation et l'abandonnent à l'initiative privée, bien que des crédits publics, très importants, votés par le Parlement pour lutter contre le sida, soient à disposition.

++
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