Les veilles
« Se faire battre est excusable, se faire surprendre est impardonnable » Napoléon Bonaparte
Napoléon Bonaparte aurait-il, à son époque, compris lintérêt déterminant de la veille ? Bien que le processus ne soit pas nouveau, la veille est aujourdhui largement employée au coeur dentreprises performantes et soucieuses de gagner ou de conserver une place de leader dans leur secteur.
Introduction
Surveiller, scruter, être attentif, sont des activités naturelles pour lêtre humain. L'homme entrepreneur a toujours eu besoin de s'informer et de surveiller son environnement.
Le croisement de la mondialisation croissante de léconomie et de laugmentation du volume dinformations disponibles entraîne désormais la nécessité de recourir à des technologies de traitement de linformation pour sadapter rapidement à son environnement, être réactif face à ses évolutions et être proactif en imaginant des futurs possibles.
La veille est un dispositif organisé et intégré dans lorganisation, de collecte, de traitement, de diffusion et dexploitation de l'information. Le but de la veille est d'obtenir des informations pertinentes et utiles. Celles-ci permettent de saisir les opportunités ou didentifier les menaces liées aux évolutions significatives de lenvironnement.
Définitions
« La veille se définit comme un processus informationnel par lequel une organisation se met à lécoute de son environnement pour décider et agir dans la poursuite de ses objectifs » (François Brouillard, 6ème congrès international francophone sur la PME, octobre 2002, HEC, Montréal).
Selon lAFNOR, la veille est une « Activité continue et en grande partie itérative visant à une surveillance active de lenvironnement technologique, commercial, etc., pour anticiper les évolutions » (norme XP X 50-053, avril 1998).
Le terme de veille souffre de deux défauts majeurs. Le premier est une connotation statique parce quil est compris comme une action de préservation ou une attitude de défense. Le second est la façon parcellaire dont il est envisagé.
Depuis 1994, le terme d « intelligence économique » a fait son apparition en France grâce au rapport Martre. Contrairement à lapproche gestionnaire de la veille, lintelligence économique propose une approche stratégique de linformation répondant aux besoins de prise de décision et daction. La notion dintelligence économique implique le dépassement des actions partielles de veille, mais aussi le renforcement de la protection du patrimoine, des influences et de la gestion de linformation.
Nous le verrons dans un prochain article, lIntelligence Economique permet, en autre chose, de donner un sens à linformation. Elle est à la fois offensive et défensive.
Processus
Quest-ce que la veille ?
Cest un processus par lequel lentreprise observe, recherche, localise, traite, analyse, diffuse et utilise linformation à des fins décisionnelles. Activité volontaire, elle permet de détecter les menaces et les opportunités susceptibles daffecter le développement et la pérennité dune organisation, la conception, la mise en oeuvre, la réalisation et la pérennisation dun projet.
La veille est un processus ouvert ayant pour objet lécoute de lorganisation et de son environnement pour capter des signaux, forts ou faibles. Elle permet de réagir aux évènements et danticiper les tendances de demain. Elle permet daméliorer le processus de décision interne en réduisant lincertitude.
Qui fait de la veille ?
Lensemble des agents économiques peut et doit faire de la veille. Les chefs dentreprises, les organismes publics et parapublics, les associations ou les institutionnels doivent anticiper et prendre en compte un nombre croissant de variables et autres paramètres avant toute prise de décision.
La veille concerne toute organisation et nécessite des compétences spécifiques.
Elle est fédérée autour :
- Des animateurs qui assurent le bon fonctionnement du dispositif et des réseaux. Ils sont attentifs à la cohérence de lensemble des actions du processus.
- Des capteurs : ce sont tous les membres de lorganisation.
- Des veilleurs ou « traqueurs » : ils ont en charge de collecter de linformation correspondant aux axes de recherche préalablement définis.
- Des spécialistes des ressources documentaires qui fournissent linformation brute utile aux experts et capitalisent linformation produite.
- Des experts qui collectent et analysent linformation. Ils sappuient sur les capteurs, leurs propres réseaux, les ressources internes et externes (dont les prestataires externes).
Où se pratique la veille ?
Partout où le besoin de création et/ou damélioration dun équipement, dun produit, dun service ou dun fonctionnement se profile et dans toute organisation voulant se développer et se pérenniser.
Quand se pratique la veille ?
La veille est, ou devrait être, un processus permanent. Elle se pratique tout au long de la vie dune organisation publique ou privée.
La veille agit, par exemple, sur différentes phases dun projet :
- En phase dorientation de létude (lidée du projet résulte du croisement dinformations issues de la (ou des) veille(s).)
- Lors du passage de lidée à lavant-projet (analyse du produit, des fonctions et des coûts)
- En phase de recherche des principes et des idées de solutions ou délaboration du projet (élargissement du champ des possibles)
- En phase détude, de validation et dévaluation des solutions (validation des argumentations, recherche dantériorité, évaluation des intentions de la concurrence)
- Lors du bilan prévisionnel et de la proposition de choix (facilite la décision)
- Après la conception et tout au long du suivi de la réalisation du projet (détection des menaces et des opportunités)
Comment effectuer une veille ?
Le processus de la veille est composé de 7 phases principales :
1) Expression des besoins en information
2) Choix des sources dinformation
3) Recherche et collecte de linformation
4) Traitement de linformation (analyse, synthèse et formatage1)
5) Stockage de linformation (mise à jour et destruction)
6) Diffusion de linformation (« pull » et « push »)
7) Utilisation de linformation
Il existe deux phases complémentaires qui nous semblent essentielles à lamélioration continue du processus de veille :
8) Exploitation des retours dexpérience (feedback) : réalisé par les destinataires, pour améliorer la pertinence de linformation.
9) Contrôle : permet doptimiser le processus de veille.
Quels sont les objectifs de la veille ?
Lobjectif principal de la veille est de déceler des opportunités et des menaces. Elle permet de réduire lincertitude. Si votre entreprise ne veille pas, le marché et vos concurrents veillent, vous observent et préparent votre « avenir ».
La veille nest pas lapanage des entreprises. Les collectivités locales doivent aussi veiller car les autres territoires veillent, se développent et accroissent leur « zone dinfluence ».
Pourquoi fait-on de la veille ?
Les organisations doivent mettre en place une (ou des) veille(s) pour :
1) Agir et réagir : assister le management dans ses prises de décisions et plans dactions
2) Sadapter : permettre ladaptation de lorganisation à son environnement
3) Anticiper : détecter les nouveaux changements (techniques, machines, clients, concurrents, tendances
)
4) Limiter les risques : détecter les dangers (brevets, produits, réglementations
)
5) Progresser : Identifier les écarts (écarts du produit par rapport aux besoins exprimés et aux besoins latents
)
6) Innover : découvrir les idées et les solutions nouvelles
7) Grandir : déceler les nouveaux partenaires (clients, experts, associés
)
8) Développer leurs activités
9) Pérenniser leur organisation
Rentabilité et coût de la veille ?
La rentabilité de la veille, cest :
1) Des économies de recherche et développement. Il est plus coûteux de réinventer des solutions que dexploiter celles qui existent déjà.
2) Un moyen de minimiser les risques en évitant de développer une innovation qui nen serait pas une, nintéresserait personne ou serait protégée par un brevet spécifique.
3) Un moyen de détecter des partenariats et de développer louverture de lentreprise sur son environnement.
Plus de 50 % de linformation est déjà présente dans lentreprise. De nombreuses économies sont naturellement réalisées grâce à loptimisation et à une meilleure organisation des flux dinformation. Linformation devient collective.
Ces économies directes et induites sont importantes. Nous pouvons noter par exemple :
- La réduction du nombre dabonnements
- La diminution des doublons dans les études réalisées en interne et dans celles achetées à des prestataires extérieurs
- La réduction des coûts dacquisition et des délais de transmission
- Le gain de temps dans la recherche dinformation grâce à la diffusion en mode « push »
- Laccélération du processus dinnovation
Le coût de la veille correspond au prix de la mise en place de la circulation et du partage de linformation dans lorganisation, aux coûts des outils, des collaborateurs et de la formation nécessaire.
Il est fonction du nombre de veilles mises en place et de leur mode de réalisation (interne ou externalisée).
Dans lestimation du coût globale dune veille, il faut prendre en compte les coûts directs et indirects. Ces derniers diminuent en fonction de la courbe dexpérience de lorganisation dans le processus de veille.
Principe de fonctionnement
Les différents types de veilles
La veille stratégique :
Elle coordonne lensemble des veilles afin den fournir une synthèse à la direction de lorganisation. Elle a principalement un caractère anticipatif. Elle fournit des informations sur les tendances et sur lenvironnement pour développer une vision stratégique de lorganisation.
La veille sociétale :
Cest une surveillance de la société dans son ensemble qui permet, à travers lanalyse des signaux faibles, dobserver lévolution des comportements, des modes de vie et didentifier ses évolutions possibles.
La veille sectorielle :
Elle a pour but didentifier la dynamique dun secteur économique à travers lanalyse des mouvements des fournisseurs, des clients, des concurrents, des financiers, des produits et des technologies.
La veille concurrentielle :
Cest la veille la plus pratiquée avec la veille technologique. Elle permet de comprendre la situation actuelle, la politique et la (ou les) stratégie(s) des concurrents à travers lanalyse de leur situation financière, de leurs propres veilles, de leurs dépôts de brevets, de leurs clients et de leurs fournisseurs, de leurs nouveaux produits et de leur déploiement commercial.
La veille commerciale :
Cest lidentification des besoins exprimés des clients et des consommateurs et leurs évolutions. Elle permet également de faire émerger les besoins latents.
La veille fournisseurs :
Elle permet danalyser la situation des fournisseurs sur le plan financier, technologique, commercial, humain etc. et didentifier la manière dont elle est susceptible dévoluer. La connaissance de leurs clients permet de mieux identifier nos concurrents actuels et éventuels et didentifier les signaux faibles pouvant indiquer si nos fournisseurs sont des entrants potentiels.
La veille juridique et réglementaire :
Elle permet didentifier les textes de loi, les normes, les règlements et leurs influences sur les produits et les marchés. Elle permet danticiper les ajustements nécessaires à effectuer sur les modes de fonctionnement de lorganisation.
La veille image :
Elle renvoie à lorganisation limage perçue par lensemble des acteurs et agents économiques (par exemple : clients, fournisseurs, financiers, consommateurs).
La veille technologique :
Elle permet didentifier les évolutions des techniques et des technologies utilisées ou susceptibles de lêtre par lorganisation. Elle inclut la veille brevets, source dinformation sur les organisations actives dans un secteur technologique, sur les modifications de politiques de ses concurrents, clients, fournisseurs et partenaires potentiels, sur lévolution et la dynamique de ses marchés.
La veille économique et financière :
Elle permet de collecter des informations sur des sociétés, des groupes, des dirigeants, mais aussi sur lévolution des prix de matières premières et des coûts des services (par exemple : emballage, transports, énergie).
Nous pouvons aussi citer, sans pour autant être exhaustifs, les veilles suivantes : actualités, appels doffres, environnementales, filières, géographiques, informatiques (logiciels ou matériels), matières premières, médicales, média etc.
Méthodologie
La veille est un outil essentiel de lIntelligence Economique. Elle permet dobtenir des informations facilitant la prise de décision. Ces informations subissent une transformation au cours du processus de veille et permettent au(x) décideur(s) de faire le meilleur choix en réduisant les risques liés à lincertitude.
Notre méthodologie de veille repose sur 9 phases :
Préalable : Sensibiliser les collaborateurs
Cest une phase très importante voire essentielle. Elle a pour but dinformer et de former lensemble des collaborateurs et les acteurs de la veille sur les enjeux et les méthodes employées. Elle permet de les sensibiliser à lécoute et à leur mode de communication externe.
Phase 1 : Expression des besoins en information
Cette phase fondamentale prend en compte les objectifs stratégiques de lentreprise. Elle permet de définir le périmètre de la veille.
Lexpression des besoins permet de formaliser, avec lanalyse des domaines dactivités stratégiques (DAS) et des facteurs clefs de succès (FCS) de lorganisation, les attentes des collaborateurs et aussi de révéler les besoins latents en information.
Dans un environnement en constante mutation, les besoins en information des organisations évoluent très rapidement. Il est indispensable de les actualiser régulièrement et, si nécessaire, de faire évoluer les axes de veille.
Phase 2 : Identifier les sources dinformation
Le nombre et la nature des sources dinformation sont en constante augmentation. La valeur de ces sources est très variable et leur pertinence dépend du type dinformation recherchée. Il est important dévaluer les sources dinformation pour apprécier la fiabilité de celles-ci, leur utilité et leur véracité.
Sil existe un doute sur la véracité de linformation trouvée (ce qui est fréquent avec Internet), il est nécessaire de croiser les sources dinformation. Il semble important de souligner que linformation publique contenue sur lInternet visible ou invisible représente environ 20 % de linformation disponible.
Phase 3 : Recherche et collecte de linformation
Cette phase est également appelée « traque ». Les veilleurs ou « traqueurs » explorent les sources et collectent linformation « utile ».
Une première sélection dinformations est réalisée en fonction de leur utilité et de leur véracité.
Phase 4 : Traitement de linformation
La valeur ajoutée du processus de veille apparaît lors de cette phase.
Linformation brute collectée est analysée, synthétisée et mise en forme.
Phase 5 : Stockage de linformation
Les informations issues de la veille ne sont pas toujours utilisées en temps réel et un laps de temps plus ou moins long peut sécouler entre leur collecte et leur exploitation. La mise en place dune procédure de stockage de linformation peut se faire sous différentes formes (par exemple : base de données, entrepôt de données (data warehouse)).
Phase 6 : Diffusion de linformation
Linformation est diffusée vers les acteurs chargés de lexploiter en actes concrets.
Les PME pensent souvent que linformation circule de manière fluide car leur structure est petite. Cest rarement le cas. Il faut sassurer que la bonne information parvient au bon destinataire, au bon moment.
Le responsable de la diffusion de linformation doit se poser 4 questions au démarrage du processus de diffusion :
- A qui diffuser ?
- Pourquoi diffuser ?
- Comment diffuser ? Par quel canal de communication ?
- Comment éviter les freins à la circulation et à la diffusion de linformation ?
Phase 7 : Utilisation
Une fois linformation « utile » collectée, traitée puis diffusée, elle doit être utilisée. Cette utilisation justifie la mise en oeuvre du processus de veille. Elle permet de mesurer lutilité de linformation diffusée et de guider le veilleur dans ses actions futures.
Phase 8 : Retour dexpérience (feedback)
Phase essentielle de succès du processus de veille, le retour dexpérience donne de la valeur à l'information et fournit au veilleur des précisions telles que :
- Lutilité et la pertinence de linformation diffusée
- La véracité de cette information
- La nécessité de poursuivre les recherches dinformation
- La possibilité de passer à un autre axe de veille
Cette phase, souvent négligée, améliore le processus de veille.
Phase 9 : Contrôle
Peu pratiquée dans les organisations ayant mis en place un processus de veille, cette phase améliore lefficacité de la veille et son impact sur la performance de lorganisation. Cette phase de contrôle se fait au moyen de tableaux de bord qui incluent des critères et des indicateurs qualitatifs, quantitatifs, financiers et dutilisation.
Bénéfices clients
Lactivité de veille dans les PME est peu développée et nest généralement pas formalisée. Ce sont principalement les services marketing et R&D (Recherche et Développement) qui effectuent des veilles de types technologiques, normatives, produits etc.
Peu de PME ont mis en place un système de veille alors que les bénéfices sont nombreux :
- Optimiser le processus de prise de décision
- Améliorer le rendement global de lorganisation (par exemple : profit, distribution, ventes, lancements de produits)
- Optimiser la gestion des risques
- Faciliter la gestion des crises
- Améliorer la vision et lanticipation des opportunités
- Apporter une meilleure connaissance de lenvironnement de lentreprise
- Identifier plus rapidement les menaces éventuelles
- Permettre une vision à long terme et dimaginer les futurs possibles, les technologies naissantes et pendre en compte les tendances émergentes
Limites de la veille
Les PME-PMI portent un intérêt croissant à la veille. Linformation est un élément rapidement obsolète et la posséder ne suffit pas. Il est nécessaire de la trouver avant les autres, et dêtre capable de la traiter, de lui donner du sens et de lutiliser très rapidement.
Personne, ni aucune organisation ne peut tout surveiller. Il est nécessaire de faire des choix et de hiérarchiser ses besoins en information.
Une autre limite importante de la veille réside dans son coût potentiel. En effet, il est indispensable de savoir quelle information obtenir et quel budget lui dédier.
Linformation se décline selon trois types :
- Blanche : cest linformation aisément et licitement accessible.
- Grise : cest linformation licitement accessible, mais caractérisée par des difficultés dans la connaissance de son existence ou de son accès.
- Noire : cest linformation à diffusion restreinte et dont laccès ou lusage est explicitement protégé. Elle est inaccessible légalement.
Contrairement à lespionnage, la veille est un processus légal qui permet dobtenir linformation blanche et grise, mais en aucun cas, linformation noire.
Les informations blanches et grises sont publiques (gratuites ou payantes). Elles représentent respectivement 80 et 15 % de lensemble de linformation disponible. La veille peut rapidement devenir consommatrice de temps. Avec larrivée dInternet et des technologies de linformation et de la communication (TIC), on redécouvre le fait que les sources dinformation se multiplient et quelles sont presque inépuisables. La veille ne peut pas tout surveiller, ni être exhaustive aussi lanalyse des besoins est un préalable indispensable.
Lintérêt de la mise en place dun processus de veille réside dans la capacité des veilleurs à :
- Eliminer les bruits de fond et autres parasites
- Détecter les signaux faibles
- Identifier les sources de désinformation
Conclusion
Le secret de la réussite est de savoir de façon précise ce que lon cherche, car labsence de cadre précis aboutit à une dispersion et à une perte defficacité. La Veille peut à la fois être le meilleur ami ou le pire ennemi dune PME (la désinformation, par exemple, est une arme utilisée depuis des siècles).
Si la Veille est ancrée au coeur de la stratégie dentreprise et repose sur des besoins et des axes de veille bien définis, elle permettra danticiper les opportunités et les menaces et daméliorer la performance globale de lorganisation.
Labsence de méthodologie, de retour dinformation (feedback) et de contrôle risque de réduire lefficacité de la veille. Elle ne sera pas utilisée par lensemble des membres, sera consommatrice de temps et aura un coût induit important. Son utilité sera, dans ce cas, contestable.
Certains facteurs peuvent conduire lorganisation à faire appel à des spécialistes pour sous-traiter ou co-traiter des actions de veille (par exemple : le manque de ressources internes, la confidentialité (volonté de ne pas faire connaître les concurrents « surveiller » et ses axes de recherche dinformation), la réalisation détudes de veille en commun avec dautres entreprises, la nécessité dapporter une vision neuve de la problématique, laccès à un carnet dadresses dans un secteur inconnu etc.).
Cependant, nous préconisons lintégration du processus de veille dans lorganisation. Il permet de développer une culture de linformation et une intelligence collective, favorisant ainsi le processus dinnovation (ce dernier fera lobjet dun prochain article).
Notre approche du processus de veille est de :
1) Coproduire les besoins et les contraintes avec les dirigeants et les « Hommes clefs » de lorganisation.
2) Réaliser un transfert de compétences par lapprentissage de savoir-faire.
Lobjectif final de notre approche est dautonomiser les acteurs de lorganisation en charge du processus de veille et lentreprise ou la collectivité elle-même.
Présentation de Nevao Conseil
Un conseil en management des organisations basé sur le marketing, l'intelligence économique et les réseaux humains.
NEVAOCONSEIL, est une société nantaise, spécialisée dans la coproduction de solutions pour améliorer le management des organisations :
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- Relation clients
Sa démarche sappuie sur les trois concepts universels que sont le Marketing, lIntelligence Economique et les Réseaux Relationnels. La maîtrise de linformation et lécoute des signaux faibles auxquels les experts de lorganisation donnent du sens, alimentent la prospective et la réflexion stratégique. Cette démarche réduit lincertitude et les risques liés à la prise de décision. Elle favorise linnovation.
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Léquipe des consultants NEVAOCONSEIL partage ses compétences entre le conseil en management, laccompagnement et la formation. Ce sont des spécialistes de lintelligence économique, de la gestion des connaissances, du marketing et des systèmes dinformation. Leurs formations et leurs expériences sont pluridisciplinaires.
Ils ont exercé des fonctions opérationnelles à des postes clés, tant en Entreprises quen Collectivités Territoriales. Ils peuvent ainsi intervenir sur lensemble des fonctions et des processus dune organisation.
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