Selon la Bible, livre de chevet du christianisme, le Soleil et la Lune ont été créés par Dieu, le quatrième jour de la Genèse pour être « des lumières sur la voûte céleste, pour séparer le jour de la nuit, pour être les signes de la séparation des saisons, des jours et des années ». Les astronomes ont une autre opinion complètement différente sur la formation du système solaire dont l’origine est placée il y a 5 milliards d’années environ, dans une énorme nébuleuse de gaz et de poussière cosmique, trouvée dans un mouvement de rotation et soummise à l’action des forces gravitationnelles d’attraction. A la suite de la contraction gravitationnelle a résulté une masse de matière centrale (le Soleil), entourée d’un disque aplati où ont apparu des tourbillons qui ont conduit à la formation des planètes et des satellites. Il est fort possible que pendant ce processus cosmique il y ait eu des collisions aléatoires qui expliquent certaines anomalies - exentricité des orbites, mouvement rétrograde de certains satellites, formation des astéroïdes etc. On a proposé trois hyposthases pour la formation de la Lune : - la rupture de la protomasse terrestre dans la période de début de la terre, la séparation de la nébuleuse solaire, avec la Terre, comme un système binaire, respectivement avec la captation dans le champ gravitationnel d’un corps céleste. Les missions spatiales effectuées sur la Lune ont mis en évidence l’âge commun et la composition chimique similaire à celle de la Terre. On a constaté que le relief lunaire est formé des montagnes avec des hauteurs jusqu’à 8000m et des depressions étendues de l’écorce lunaire, sans eau, ainsi que des cratères d’où commencent radialement des fossés tectoniques qui ont une longueur de 2000km environ.
La Lune est un corps céleste sans lumière propre qui reflète vers la Terre seulement une partie réduite de la radiation incidente provenue du Soleil, à la suite des processus intenses d’absorbtion de sa surface. Pour une observateur terrestre, la Lune présente la même hémisphère visible parce que sa période de rotation- 27,3 jours terrestres environ- coïncide avec la période de révolution, intervalle de temps au cours duquel elle passe successivement par les phases de nouvelle lune, premier quartier de lune, clair de lune, deuxième quartier de lune. L’éclat de la Lune dépend de sa configuration astronomique par rapport au Soleil et à la Terre- conjonction, opposition, quadrature. Dans la phase de clair de lune, l’éclat est maximum et le disque lunaire se voit entièrement, étant illuminé totalement par les rayons solaires. Dans le premier et le deuxième quartier de lune, le disque lunaire- illuminé partiellement par les rayons solaires- est visible seulement sur une moitié de sa surface et dans la phase de nouvelle lune, il est invisible, la radiation solaire étant obturée par la Terre. A cause de l’intensité réduite du champ gravitationnel propre, la Lune ne retient pas les molécules de gaz et les vapeurs d’eau, pratiquement ,l’atmosphère lunaire n’existe pas. Le manque d’atmosphère et de précipitations, les grandes variations de température entre le jour et la nuit ou entre les zones éclairées et celles sombres, le vent solaire et l’impact des météorites sont les principales conditions de formation de la couche superficielle, nommée régolite- formé d’un mélange de poussière et de fragments des roches de différentes dimensions qui peuvent atteindre une épaisseur de plusieurs mètres.
Les roches trouvées sur la surface de la Lune sont de nature éruptive ou elles sont provenues des météorites, tout comme résulte des informations transmises par les satellites ou obtenues par l’analyse des échantillons apportés par les cosmonautes qui ont participé au programme « Apollo »- quand on a réalisé l’alunissage d’un module lunaire avec des gens au bord et on a effectué des amples recherches réalisées avec des appareils ultramodernes . Les roches peuvent être groupées en deux catégories : des roches cristallines basaltiques, de granulation fine ou moyenne, respectivement brescia – une roche compacte, formée par la conglomération de sol lunaire.
La composition minéralogique et chimique des fragments existants sur la surface de la Lune dépend de celle des roches de provenance de substrat et elle a un rôle décisif dans l’établissement du bilan énergétique radiatif. Les seuls éléments chimiques qui apparaissent en concentrations calculées en pour-cent surunitaires, sont en ordre décroissant O, Si, Fe, Ca, Ti, et Mg, trouvés en combinaisons chimiques, du type : pyroxènes, olivines et quartz. Les investigations effectuées à l’occasion des missions Apollo ont démontré que la valeur de l’albédo lunaire (la fraction de l’énergie lumineuse incidente irradiée diffusément) dépend de la composition chimique des roches, surtout des rapports Al/Si et Mg/Si. En général, la majorité des silicates trouvés dans la poussière ont un albédo plus grand que les particules opaques, riches en fer, de la surface du sol lunaire (Shaber, 1980). D’autre part, à cause du relief lunaire extrêmement varié- montagnes, « mers », cratères, fossés tectoniques- le disque lunaire présente un éclat nonuniforme. L’albédo lunaire a une valeur moyenne de 6-24%, étant plus grand avec 3-14% dans les zones hautes par rapport à celles des dépressions. La modification de l’éclat du disque lunaire est possible dans un avenir proche ou plus loin, en couvrant la partie visible de la Lune avec des matériaux réflectorisés ayant des propriétés de réflexion meuilleures que celles du sol lunaire. Ces matériaux doivent résister aux pressions plus petites que 10-11torr, ainsi qu’à une radiation solaire intense et aux variations de température comprises entre -1600C et 1300C, correspondantes au passage de la nuit au jour lunaire. La manque d’atmosphère et d’hydrosphère de la Lune présente aussi des aspects bénéfiques, ayant en vue qu’il n’y a pas de précipitations et de courants d’air qui puissent dégrader les matériaux utilisés pour l’aménagement réflectorisé du disque lunaire. Si à ces conditions on ajoute le fait que les sollicitations mécaniques sont dues seulement à la gravitation lunaire qui est six fois plus petite que celle terrestre, alors on justifie l’affirmation que « les traces des pas des cosmonautes et des véhicules lunaires utilisés aux déplacements se conservent au moins 50 000 ans » (Stefan Airinei, La Terre comme planète). De nos jours, on connaît de divers matériaux bon marché et avec des propriétés réflectorisées qui peuvent résister un temps prolongé dans les conditions existantes sur la Lune, par exemple l’aluminium et le chaux. La couche réflectorisée peut être obtenue en couvrant sur des aires de plus en plus larges, la partie visible de la Lune avec des tôles minces d’aluminium, ainsi en dispersant la poussière de chaux à l’aide des pulvérisateurs centrifuges. La surface qui doit être couverte étant trop étendue il est nécessaire que l’épaisseur de la couche réflectorisée soit la plus petite possible, pour réduire la consommation des matériaux. D’un mètre cube d’aluminium on peut obtenir des tôles de 0,1mm épaisseur qui permettent à couvrir une surface de 104m2 et une tonne de chaux suffit pour couvrir des surfaces de 10...20 plus grandes. La réalisation de la couche réflectorisé avec les moyens techniques actuels peut être obtenue seulement en étapes successives qui dureraient même des centaines d’années, mais cet intervalle de temps peut être réduit significativement en développant les moyens de transport cosmiques – fusées, navettes spatiales, véhicules cosmiques etc. En faisant des études rigoureuses de faisabilité, correlées avec l’évolution de la technique et de la technologie, on peut établir s’il est avantageux que les matériaux réflectorisés soient apportés de la Terre à l’aide de certains moyens cosmiques de transport ou qu’ils soient extraits et ouvrés directement des roches lunaires avec des machines et des installations automatisées. La calcium, élément qui forme de diverses combinaisons chimiques- se trouve en grande quantité sur la Terre, ainsi que sur la Lune, mais l’aluminium doit être apporté de la Terre, déjà usiné, sous la forme de paquets des tôles minces, bien emballées, pour garantir la sûreté du transport. Quoique l’application de la méthode soit difficile dans les conditions de la technique actuelle et suppose d’énormes efforts matériels et financiers, les avantages sont incommenssurables pour l’évolution de la civilisation sur la Terre, parce que la modification de l’éclat du disque lunaire assure pour une période prolongée de temps, pas seulement l’amélioration de l’illumination nocturne de la surface terrestre à l’échelle globale, mais aussi du climat et de la dynamique de l’atmosphère par les effets bénéfiques sur le bilan radiatif et la distribution des gradients thermiques et de pressions.
La nécessité de l’utilisation des sources nonconventionnelles d’énergie, régénérables et nonpolluantes, représente une option sûre pour l’avenir de l’humanité dans les conditions du développement et de l’intégration économique au niveau planétaire pour prévenir les situations critiques dues à l’épuisement des réserves disponibles de charbon, de pétrole et de gaz. L’intensification de la radiation lunaire permettrait aux habitants de la Terre la réduction considérable de la consommation d’énergie électrique pour l’illumination publique et les promenades des amoureux sous le clair de lune seraient plus romantiques. En perspective, le satellite naturel de la Terre peut devenir une station intermédiare pour les itinéraires interplanétaires, extrêmement utile dans la conquête de l’espace cosmique pour approvisionner avec des aliments et du combustible. La réalisation des habitats humains et l’aménagement de la surface de la Lune, en couvrant des zones étendues avec une couche réflectorisée, sont des espoirs de l’humanité qui peuvent devenir réalisables par la participation de toutes les nations, ainsi que d’autres organismes et organisations internationales. Il ne faut pas oublier qu’il faut respecter et défendre la lumière de la Lune, le cadeau le plus précieux pour l’enchantement de nos yeux, offert par la voûte étoilée dans les nuits sereines. Dans une expression métaphorique, puisse exister un être humain qui ne serait pas ému à l’appel cosmique : « Allô, je suis la Lune , l’unique satellite naturel trouvé dans l’ambrassement gravitationnel de la Terre. Je vous aime, Terriens ! On se rencontrera dans les nuits claires quand vos regards seront remplis par les rayons lunaires. Ne me decevez pas ! ».
Comme je suis un être sensible et optimiste, j’espère que la relation de l’homme et de la nature dure pour l’éternité sous le signe des valeurs pérennantes de bien, beau et vérité. Sûrement, le romantisme ne mourra jamais et sera perfectionné par la créativité. C’est pourquoi, je finis ce plaidoyer avec cette prière : reflétez à une possible humanisation de la Lune, pour que le disque lunaire devienne plus brillant pour les générations suivantes.
Auteur : Tudor Vasile, www.praxisinventica.com .